Le Signal, ou comment revoir sa perception de la lecture

Le Signal de Maxime Chattam, publié en 2018 chez Albin Michel nous raconte l’histoire d’une famille de New-Yorkais qui migre subitement dans la petite ville de Mahingan Falls, petite bourgade non loin de Salem, où ils pensent avoir trouvé leur prochain nids d’amour.

Mais ça tourne mal.

Que dire de ce premier Chattam lu ?

Car oui, Le signal est bel et bien mon tout premier Chattam, un auteur perçu comme notre Stephen King francophone ; sauf que, ironie du sort, en tant que grande amoureuse de thriller horrifiques que je suis, j’ai beaucoup de mal avec les œuvres de Stephen King. Ça ne s’explique pas de manière objective ou rationnelle, donc je vous laisse deviner l’état d’esprit dans lequel j’ai entamé ma lecture.

Bon, OK, j’étais surtout curieuse. Je n’avais pas de mauvais a priori, même si le début de ma lecture a été très difficile, jusqu’à manquer de l’abandonner et d’ainsi constituer mon tout premier arrêt sauvage de lecture. J’ai tendance à toujours donner sa chance à un livre, aussi terrible soit-il… après tout j’ai bien terminé Phobos et Fifty Shades of Grey, donc pourquoi Maxime Chattam n’aurait pas eu droit à cet effort ? Je vais y revenir un peu plus tard. Et pour ne pas vous laisser dans l’expectative trop longtemps ; si Le Signal écope d’un joli 4/5 étoiles, c’est parce qu’il m’a globalement plu, mais il se confronte à deux gros défauts qui lui ont gâché son tir parfait.

Un début de Roman dangereusement long

Le Signal, c’est un pavé. Je l’ai lu en numérique sur ma liseuse, et autant dire que les 30% de démarrage m’ont parut très, très longs ! J’ai mis plus de deux mois avant de l’achever, sachant qu’un livre de 600 à 700 pages ne me durent en général pas plus d’une ou deux semaines (selon le temps que me prennent mes autres activités bien entendu). Qu’est-ce que je lui ai reproché ? Une écriture simpliste, des personnages qui se résument à des archétypes comme si l’auteur voulait absolument compléter un cahier des charges : la brute avec des tendances de violeur, le flic qui se sort d’une histoire dans une grande ville et qui ne s’entend avec pas son tyran de supérieur, le papa écrivain qui essuie l’échec de sa dernière pièce, la maman ancienne star de TV qui veut prendre l’air, le fils intelligent mais un peu bête quand même et le cousin (deuxième fils) qui subit le deuil de ses deux parents morts un an plus tôt (je vous avoue avoir levé les yeux au ciel, mais passons).

Je ne mentionne pas tout le monde, car vous le comprendrez très vite, Le Signal prend place dans la vie de toute une ville, et on ressent très vite l’ampleur de la chose malgré la petite bourgade dépeinte. On repère facilement la plupart des personnages, on ne se trompe que très rarement sur les noms évoqués, mais ça ralentit énormément le rythme du tout début. Est-ce que la multiplicité de personnages est un soucis qui a manqué de me faire arrêter ? Pas du tout.

Non, le véritable problème, c’est la banalité sans nom de l’écriture des deux premières scènes. Je vais me garder de gros spoils, mais dites-vous que c’est un démarrage de film d’horreur qui ne ferait même pas l’effort d’essayer d’être original. Deux meurtres par des fantômes très très méchants qui font très très peur OK ? Bon. Heureusement que ce n’est pas long, mais tout m’avait laissé de marbre. Je sentais bien que Chattam savait où il allait avec ces deux scènes, je me doutais que ce n’était pas « si » gratuit que ça et que ça ressortirait un peu plus loin, mais quand même. Je n’aime pas qu’on dévoile le côté fantomatique si vite, ça m’agace, et je ne suis pas passée outre mon agacement avant de très longues pages.

Mais du coup, qu’est-ce qui m’a fait changé d’avis ?

Plusieurs éléments sont venus s’imbriquer d’un coup ; la première scène réellement horrifique qui arrive face à certains personnages principaux par exemple. Sans trop en dire, il s’agit d’un suicide, mais j’ai été fascinée par la description non pas de la scène en elle-même, plutôt celle de la brutalité qui en suivit. A partir de cet instant, j’ai compris que cette longue et lente mise en place avait un but, celle de raconter une histoire. Quelque chose qui, ironiquement, m’était passé un peu au-dessus de la tête. Je me suis alors dis que toute cette lenteur devait être voulus, pour qu’on oublie les deux premières scènes et qu’on ne voit qu’une petite histoire de fantômes presque douce. Des enfants qui se font des frayeurs au-dessus d’une cascade, les terreurs nocturnes d’un bébé dans la nuit, l’étrange chuintement du lavabo ou la mort suspecte d’un pauvre bougre dans des canalisations à cause de l’effondrement d’une poutre… tout cela était peut-être à but d’endormir notre vigilance.

Et ça a fonctionné. Je me suis réveillée comme en prise avec un électrochoc, et à partir de là j’ai réellement sentie la chute vers les enfers de chacun de nos protagonistes.

Oh, c’est également là que j’ai commencé à grimacer pour de vrai face à certaines descriptions bien plus efficaces que je ne l’aurais imaginé.

Revenons sur ce que j’ai dis ; l’écriture est-elle si « simple » ?

J’ai évoqué le terme « banal », un peu plus haut. C’est aussi car le début du roman me donnait un effet de simplisme gerbatoire. Au bout d’une première centaine de pages, j’ai réalisé que pas du tout. Maxime Chattam dégueule de son expérience d’écrivain avec habileté ; si j’avais l’impression que c’était si simple, c’est parce qu’il savait être si efficace que je ne me rendais même pas compte de la qualité du texte en lui-même, car j’étais focalisée sur ce qu’il racontait.

Donc non, Le signal n’a rien de « simple » ou de « banal », même si on pourrait lui reprocher quelques facilités dont je ne peux pas parler sans honteusement raconter la fin de l’histoire (ou faire faire deviner ce dont il s’agit). J’ai noté au contraire un véritable effort de style, phrases qui alternaient entre poésie de l’étrange et franche brutalité, coupant le souffle à certains passages avec une puissance que j’applaudis très sincèrement.

Les personnages sont à plaindre, mais on se surprend à quasiment tous les apprécier

Quasiment, car comme tout bon roman qui se respecte, Le signal possède son lots de connards pour qui la mort apporte une certaine satisfaction. Mention spéciale aux « méchants », je parle ici des fantômes, qui m’ont franchement plu dans leur diversité et par la monstruosité des attaques du début à la fin (sauf le tout début là, vraiment, c’était pas fou).

Par contre, je me dois de noter un tout petit hic ; je sais que la parole de l’auteur doit être différenciée de celle d’un personnage, mais il y a deux petits points qui m’ont fortement déplu dans l’ensemble. C’est peut-être un spoil, mais autant vous prévenir de suite ; oui, il y a un viol, même s’il n’est pas montré on en reparle plusieurs fois dans le récit. Ce n’est pas l’agression en elle-même qui m’a un peu fait hausser les sourcils, mais plutôt le délire féministe que se tape Maxime Chattam au travers d’un de ses personnages, une reflexion un peu étonnante et qui semble hors propos sur le #MeToo (était-ce un message politique ? Ca y ressemblait beaucoup en tout cas). Mais ce point à la limite est pardonnable… par contre, était-ce nécessaire de rendre empathique le violeur avant la fin du livre ? Etait-ce obligaoire de le rendre sympathique auprès du personnage qui l’a accusait jusqu’à le menacer physiquement juste car le garçon avait une soeur morte et un père violent ? Vraiment ? Je ne sais pas. Ca m’a un peu agressé car je trouvais ça à la fois osé et un peu à côté de la plaque, et surtout je me suis sentie écoeurée… d’apprécier le personnage malgré ce qu’il avait fait.

Bon. Ça reste léger comme problème, et ça ne prend pas trop de place dans le livre, donc encore une fois, j’aurais tendance à excuser ce choix d’évolution, mais je me disais qu’il fallait en parler tout de même.

Et l’intrigue, dans tout ça ?

Maxime Chattam est un conteur puis un écrivain. C’est un passionné de criminalistique et d’horreur, surtout celle qui se cache dans le quotidien et dans le fin fond de notre cerveau reptilien. L’intrigue, non seulement tient la route, mais l’explication (que j’avais vu venir, mais qui m’a quand même fait frémir) de l’apparition des fantômes, de leur explication, j’ai trouvé ça si bien amené, si bien trouvé, que je pourrais presque en faire une fanfiction.

Quelques petits clin d’œils à Lovecraft et King sont à signaler ; j’ai cru lire sur internet que cela frôlait le plagiat, mais je me demande si les gens ont vraiment lu le bouquin avant d’aller hurler que le Signal était d’une nullité sans nom. Certes il a ses défauts, je ne les ai pas tous nommés car je trouve qu’ils ne sont pas suffisamment problématiques pour me faire déprécier la lecture.

En conclusion, c’est une bonne lecture

Et en plus de ça elle m’a sérieusement donné envie de lire ce qui est disponible du même auteur. J’émets une réserve sur la toute fin du livre que je trouve peut-être améliorable, ainsi que sur l’épilogue alarmiste qui n’apporte pas grand chose si ce n’est la possibilité (j’imagine) d’écrire des fanfictions ou une suite (mais qui serait malvenu selon moi).

Donc si vous êtes curieux, que vous avez les tripes bien accrochées et que vous aimez vous faire peur, je vous recommande chaleureusement Le Signal de Maxime Chattam ; je ne pense pas que cela soit son meilleur livre, mais il mérite d’exister et d’être reconnu pour ce qu’il est. Une histoire d’horreur dans une Amérique ancrée dans son histoire pleine de drames et de massacres, qui pour certains ont laissés des marques indélébiles sur des terres habitées.

Prenez soin de vous et lisez des bouquins ! Aussi n’hésitez pas à partager cet article s’il vous a plu, et on se retrouve rapidement pour une nouvelle critique ~

Akaracthe

La faucheuse, des idées extraordinaires au milieu de grands moments d’inintérêts

Dans un monde du troisième millénaire où la mort a été éradiquée, il ne reste à l’humanité qu’à gérer le problème de la surpopulation ; pour cela la communauté des Faucheurs a été établit afin de venir « glaner » certaines personnes au hasard et ainsi promettre l’utopie garantie par une société sans gouvernement.

De l’américain Neal Shusterman, la version française a été publiée par R-jeunes adultes en 2017, et le bouquin fait partie d’une trilogie. Bon, ne perdons pas plus de temps en pérégrinations, vous avez vu la note, vous SAVEZ que ce n’est pas un coup de cœur, et laissez-moi vous expliquer pourquoi.

La Faucheuse, qu’est-ce que c’est ?

Je ne l’ai appris qu’assez tardivement, mais la Faucheuse est un premier tome de littérature adolescente voire adulescente, que l’on catégorise de manière moderne dans le YA (young adult). Si cette information peut ne pas avoir une grande importance, je tiens quand même à le préciser pour la simple et bonne raison que je ne suis pas le public cible ; cela ne m’empêche pas de lire du YA et de parfois l’apprécier, mais c’est à garder en tête tout au long de ma critique. Aussi, je préfère le dire immédiatement ; non, pour moi, ça ne vaut pas le coup d’être lu, cela dit je sais que la Faucheuse et son auteur sont très, TRÈS appréciés (en atteste les notes sur goodreads et Babelio). Et on va pas se mentir, ça reste quand même plus intéressant que Phobos, qui lui était un scandale de médiocrité.

Donc la Faucheuse pourrait se catégoriser en récit d’anticipation où l’humanité ne subit pas le hasard et la fatalité de la mort naturelle ; aussi, une entité (dépeinte comme un personnage à part entière mais je vais y revenir) nommé le Thunderhead, qui est un super-ordinateur possédant une conscience, a remplacé toute forme de gouvernement et la paix éternelle n’est plus un rêve mais une réalité. Puisque le Thunderhead contrôle tout et fait en sorte que les besoins des moindres citoyens soient comblés, plus personne (ou presque) ne tombe dans la criminalité, le vol… au moins en théorie…

…Et grandement en pratique ; car littéralement, il n’y a aucun enjeu autour de l’illégalité. Je parlerais plutôt d’un récit sur la morale, l’éthique… et ses travers. Sans mortalité, on peut croire qu’il n’y aurait plus d’enjeu à vivre. Et si je dois saluer la Faucheuse pour quelque chose, c’est bien pour ne pas avoir dépeint un monde avec des gentils et des méchants ; juste des personnes qui suivent leurs propres idéaux, pas toujours en adéquation avec le monde actuel. Quelques fous cherchent à tout changer, mais ces fous ne seraient-ils pas les génies de demain ?

Tous les personnages sont intéressants, sauf les héros !

Tristesse et désarroi. C’est le premier constat qui m’a frappé ; pour vous en parler sans spoiler, on suit tout du long deux apprentis faucheurs nommés Citra et Rowan (que je pourrais appeler Soda1 et Soda2), tous les deux finalement très linéaires. Soda1 est une jeune fille à l’esprit rebelle, parfaite dans son apprentissage (ou presque) mais très émotive. Soda2 est plus réservé, plus calme, et serait prêt à se sacrifier pour Soda1.

Les deux nourrissent parfois une petite jalousie l’un envers l’autre, ils finissent par tomber amoureux car c’est interdit, et… et c’est globalement tout ce qu’il y a à retenir de ce qui m’a fortement déplu ; les enjeux ? On les a rapidement, même si je ne préfère pas trop en dire dans cette section. Mais le roman finit par déborder sur une pseudo-romance entre les deux personnages à la Roméo et Juliette… enfin, en imaginant que Juliette maîtrise les armes blanches et Roméo finit par découper des gens au sabre.

Pour le reste des personnages que je ne peux pas tous citer, on a ; le Thunderhead, à savoir ce super ordinateur qui a toutes les connaissances du monde, des personnages secondaires dont on se fiche complètement et sinon la plupart des faucheurs qui pour le coup sont tous identifiables, que ce soit moralement ou physiquement. Moralement car le roman nous pousse vers une intrigue politique où on se rend compte qu’au sein de la Communauté, il y a beaucoup de problèmes dont certains paraissent insolvables, mesquins, nobles mais surtout multiples. Je vais nommer mes trois préférés à savoir Goddard, présenté comme notre grand méchant scintillant, Curie qui représente la seule véritable figure féminine forte et intéressante et enfin Faraday, qui m’aura séduit au début du roman, qui m’aura fait très peur au milieu et qui m’aura attendri à la fin. Des personnages que l’on découvre autant au travers de la narration que par de petits extraits de leurs journaux ; car les Faucheurs ont l’obligation de tenir des journaux rendus publics, même si « personne ne les lit jamais » (dit-on).

Mais pourquoi les héros paraissent si peu intéressants ?

Déjà car l’intrigue qui les concerne n’a d’effets véritables que sur la Communauté, en dehors d’eux. Ils sont au centre de tout et leur présence résulte d’une décision qui ne leur appartenait pas vraiment, mais au final ils ne sont le moteur que de très peu de choses ; ils subissent, passent leur temps à ne pas comprendre et à ne pas chercher à comprendre, coincés dans un amour interdit qui personnellement ne m’a pas intéressé plus que ça. Après, je vous rassure, Soda1 et Soda2 ont quand même quelques éclairs de lucidité et ont chacun un ou deux moments vraiment très marquants qui ont su ne pas faire tomber ma note du livre à deux étoiles !

Et au final, je leur reproche une unique chose ; d’être des adolescents. De mémoire ils n’ont même pas dix-huit ans, ça impacte forcément mon appréciation à leur égard. Et honnêtement… je sais que c’est un critère moins objectif que les autres et qui ne tient qu’à ma propre perception de la chose. Mais voilà, ils m’ont agacé. Ils se répétaient en permanence et ne semblaient pas vouloir évoluer, au moins pour Soda1 ; le garçon a été plus intelligemment travaillé à mon sens, et mérite vraiment qu’on se soit attardé, autant de pages durant, à sa vie, sa personne et surtout ses fréquentations.

Car si Soda1 ne peut être définie qu’au travers de ses crises de calcaires et sa vision utopique de la vie, Soda2 a pour lui toutes les interactions avec des personnages que l’on qualifierait d' »antagonistes ».

Une écriture trop simpliste et lacunaire

Ceux qui ont lu ma critique publiée sur GoodReads savent de quoi je parle ; au début, je me sus laissée portée par le style très « américain » de la traduction. Peu de longues phrases, on va à l’essentiel et on utilise quelques phrases bien percutantes. Jusque là pas de soucis, je trouvais ça réfléchis et intéressants. Le problème est survenu à la moitié du livre quand j’ai commencé à noter des répétitions que je qualifierais de « schématiques » ; c’était toujours le même type de pensées qui revenaient d’un personnage à l’autre, les mêmes groupes de mots voire des paragraphes entiers qui étaient retranscrits, comme si le lecteur allait l’oublier. Ça m’a embêté jusqu’à grogner dans mon lit quand je lisais un chapitre et que je m’en rendais compte, sans oublier que ça me sortait complètement du récit.

Du coup, lacunaire au sens « manque cruellement de style et de vocabulaire ». Les mêmes mots, les mêmes adverbes, les mêmes expressions et en plus de ça, dans le même ordre ! Cela dit… c’est une traduction. Je n’ai pas lu la version originale donc je précise que mon avis à ce sujet tient peut-être uniquement à la mauvaise qualité de la traduction ; mais honnêtement j’en doute.

Quelques coups de génies !

Point fort ; scénario. Si les personnages principaux et le style d’écriture ne sont pas top, j’ai été littéralement subjuguée par de petits retournements de situations. Des personnages qui apparaissent ou disparaissent, des prises de décisions audacieuses et même la fin, quoique attendue, a été une très bonne conclusion de mon point de vue qui m’a vraiment empêché de baisser la note ! Bon, je sais que si je ne m’explique pas un peu plus ce commentaire n’aura aucune valeur, donc on va tenter de s’expliquer sans spoiler ;

L’intrigue, comme je le disais plus haut, est en partie sentimentale mais surtout politique. On parle ici de conflits dans une communauté qui échappe à toute forme de règles sauf celles qu’elle s’impose elle-même ; à savoir les Commandements des Faucheurs. On se rend compte au fil de l’histoire qu’il y a un problème majeur lié à l’interprétation de certaines règles ; et très vite, les personnages principaux sont confrontés à une réalité qu’on leur imposera… quelques mois plus tard.

Donc la fin du récit se déroule à ces quelques mois plus tard, vous me suivez ? Forts de ce constat, tous les lecteurs voient s’assembler sous leurs yeux des indices menant à une conclusion ou une autre ; honnêtement si vous êtes un lecteur attentif, vous penserez de la même manière que moi et parviendrez à la même conclusion qui est pour le coup très logique.

Sauf qu’au milieu de tout ça, on a des événements inattendus, un climax franchement bien rythmé et la résolution du thème principal est… ingénieux. Intelligent. Tout ce qui a pu manqué à certains moments est comme rattrapé par ce final que je ne qualifierais pas de magistral mais qui m’aura arraché quelques frissons de bonheur et d’excitation.

… Peut-être aussi car j’étais contente que ça soit finit, mais c’est du détail.

Finalement pourquoi seulement 3* ?

Car comme je l’ai dis dans le titre de l’article, les moments de génie sont beaucoup trop éloignés les uns des autres par des dizaines de pages qui dégueulent l’inintérêt et qui me font rouler les yeux au plafond plusieurs fois. Et quand je soupires en prime, c’est pas bon du tout ; l’auteur n’a su garder mon intérêt et surtout ma concentration qu’à de très rares moments. Et même si ces moments, je les ai trouvés bien au-dessus du reste, ils ne suffisent pas à rattraper tout le reste.

Pour conclure

La Faucheuse n’est pas un mauvais roman. Mais c’est sûr que si vous êtes comme moi, pointilleux sur les détails, avides de la belle écriture et peu réceptif aux romans visant les adolescents, je ne vous conseille pas du tout cette série. Cela dit, si vous êtes déjà plus habités au YA et à l’auteur en lui-même, peut-être que tenter l’aventure, ne serait-ce que pour ces moments qui m’auront fait frissonné vaudra plus le coup pour vous que pour moi !

Sur ce prenez soin de vous, et lisez-des livres !

Ambroise d’O.

Les ronds dans l’eau, une vision du hasard qui fait réfléchir

Il y a les romans que vous attendez et qui vous déçoivent, d’autres qui vous comblent, mais les graves désillusions comme la découverte de perles restent des événements ponctuels et très rares : surtout quand on dévore les livres régulièrement. Nos goûts s’affinent à force d’absorber de la qualité, et à force de côtoyer l’excellence on se lasse aisément du plat trop simple. Et parfois, on prend un livre un peu par défaut, un peu « comme ça », sans raison, et on ressort de la lecture aussi tremblant et secoué qu’après un accident de voiture.

Les ronds dans l’eau d’Hervé Commère fait parti de ces derniers.

Plic-ploc

Les ronds dans l’eau est un thriller où l’on suit deux personnages qui ne semblent avoir rien en commun : le premier est un serveur dépressif tandis que l’autre est un truand paranoïaque. Mais n’ont-ils vraiment rien en commun ? En fait, si : ce sont tous les deux des cambrioleurs, mais l’histoire qui paraît si simple est un véritable puzzle qu’il faut apprendre à amadouer pour se laisser séduire.

C’est un livre écrit par Hervé Commère, auteur français né à Rouen, et le livre a été publié en 2011 aux éditions Fleuves noires.

À quoi s’attendre quand on lit les ronds dans l’eau ?

Les ronds dans l’eau, il faut être honnête, c’est un livre pas très long, mais où tu te laisses un peu porter durant toute la grosse moitié de l’histoire. On suit deux histoires en parallèle, qui vraiment ne semblent pas avoir beaucoup de points communs à part peut-être le fait que jusqu’à un certain stade, elles se déroulent dans la même ville. Je dois même dire que c’est presque frustrant de ne pas voir les deux histoires se croiser plus que ça pendant un long moment (enfin ça, c’est ce qu’on croit !). J’ai alterné des phases d’admirations stylistiques (car le livre est très bien écrit) et des phases où j’en attendais plus. Enfin, ça, c’est durant les quelques pages qui servent à nous endormir jusqu’à ce que BAM, un meurtre. Je ne précise ni qui, ni quoi ni comment, car ça vous prend de cours avec une telle brutalité… que ça en est superbe. Et à partir de là, c’est l’escalade.

Des personnages fascinants

Le charme de cette histoire, ce sont ces personnages. Tous, vraiment, sont incroyables. Je vais en présenter quelques-uns : on a d’abord nos deux personnages principaux, sublimes dans leurs rôles respectifs et avec chacun une histoire. Yvan en premier lieu, notre serveur dépressif national, qui après avoir vu pour une énième fois son ex dont il n’a jamais su se détacher se trémousser dans une télé-réalité, décide pour sauver son honneur de cambrioler le domicile de ses parents afin de récupérer les lettres enflammées qui lui avait envoyées. Car, la jeune femme promet de lire en direct les lettres de ce jeune homme aux espoirs et aux amours brisés. C’est alors qu’il part en laissant son boulot de serveur en vrac, sans rien dire à personne pour commettre son méfait.

Ce personnage, c’est la touche d’espoir au milieu d’un désespoir, c’est l’expression même de la dépression et des illusions dans lequels il se baigne depuis des années, mêlée à une profonde minutie dans la préparation de son cambriolage. C’est évidemment un personnage clef, mais dont on ne se rend compte de l’importance que vers la fin. C’est vraiment un personnage pour lequel j’ai ressenti une multitude d’émotions, de la grande lassitude en passant par le stress de le voir mourir ou enfermer, puis un grand élan d’injustice en voulant le voir réussir. On a peur pour lui non pas au début, mais au bout de quelques événements, et cette peur tient en haleine jusqu’où toutes dernières lignes, jusqu’au tout dernier dialogue, jusqu’au tout dernier regard sur cette rive et sur ce grand manoir.

Nous avons ensuite Jacques. Jacques, c’est un « papi » dont on sait qu’il n’a pas l’esprit tranquille. Jacques, c’est un ancien cambrioleur de grand vol qui a fait le plus grand casse de toute sa vie avec quatre de ces copains d’époque. Ensemble, ils ont réussi à cambrioler l’un des plus grands mafieux américains de l’époque, et en sont sortis avec des millions en poche. Sauf que voilà, ils ont tous vécu dans la peur malgré la mort du parrain de la mafia américaine il y a déjà des années, ainsi que celle de ses proches, mais Jacques a toujours peur que cette histoire lui retombe dessus. Sauf que voilà, un beau jour, une jeune journaliste vient et le met devant des faits que personne d’autre n’avait jamais révélés auparavant. Elle le confronte, prétend avoir une assurance vie si jamais elle venait à disparaître, mais que personne ne savait où elle était.

Et je crois que plutôt que de vous décrire cette journaliste touchante et passionnée, le mieux serait directement de vous montrer un extrait qui la définit merveilleusement bien :

« Les journalistes ne sont pas des flics. Aucun flic ne peut aller chercher si loin. Même passionné, fou de travail, obsessionnel ou maniaque. Un flic ne peut pas passer toutes ses nuits dans la lumière d’une lampe de bureau sans devenir fou un matin ou un autre, déraper ou décrocher. Personne ne peut garder son calme aussi longtemps, recommencer encore et encore et encore, entrer si profondément dans tant de fausses pistes, tout examiner avec autant de patience et de minutie, reprendre de zéro tous les jours avec autant d’acharnement. Un flic ne peut pas faire ça. Vouloir combattre le mal, envoyer les truands en taule, ça ne suffit pas. Pour traquer ainsi la vérité, il faut vouloir comprendre, il faut être fasciné. Pour fouiller à ce point, il faut être amoureux. » Les ronds dans l’eau, Hervé Commère.

Je pourrais parler de beaucoup d’autres personnages, même s’ils ne sont pas tous d’égale importance, mais ça serait révéler malgré moi des indices sur le pourquoi, la finalité de l’intrigue, qui comme je l’ai lu une fois chez un journaliste, est « une intrigue à tiroirs, du genre qui se referment sur nos doigts ».

Une construction originale et grisante

Les ronds dans l’eau, c’est une histoire de hasard. Et je pense que je conclurais cette chronique là-dessus : Les ronds dans l’eau, c’est cette œuvre qu’on a tous écrite dans son esprit, qu’on a tous imaginé, à laquelle on a tous pensé en tant que créatifs, et même en tant que simples amoureux des histoires qui font palpiter nos pauvres petits cœurs pas toujours si sensibles. C’est l’histoire d’un hasard qui en a amené un autre, c’est une goutte de pluie qui tombé dans l’océan et qui a crée une multitude de petits cercles tout autour d’elle qui chacun sont devenues des vagues échouées sur les côtes. C’est une histoire que je conseille chaleureusement, autant pour la plume de l’auteur que pour cette sensation fantastique que l’on retire en lisant les dernières pages.

C’est un discret chef d’œuvre. Discret car il ne pourra jamais amené totalement la lumière sur lui, certainement car il dépeint des gens qui agissent dans l’ombre des projecteurs. Ce n’est pas l’histoire qui est spectaculaire, c’est la marque qu’elle laisse sur les lecteurs. Je n’en demandais pas tant,

Mais merci.

Prenez soin de vous, lisez des romans.

Ambroise d’O.

Phobos, la définition même de la flemmardise et de médiocrité

Au cas où vous ne l’auriez pas remarqué, non, je ne suis pas du genre à prendre de gants, encore moins avec un récit qui nous prend pour des oies. Et encore, je suis gentille. Avec cet en-tête, je pense que vous visualisez aisément ce qui va suivre dans cette review : le titre est annonciateur, également. Mais peut-être que vous ne réalisez pas bien : les nombreux fou-rire nerveux en voyant les pages défiler sans avancement de l’intrigue, le creux des personnages, sans oublier les phrases du genre « pourquoi ils auraient choisi un autiste dans ce genre de mission, ça n’a aucun sens ! » ou même le hurlement de rage que j’ai poussé en lisant la dernière page.

Je vous préviens, que personne n’ose me parler de léopard pendant quelques jours, ou je fais un malheur !

Un petit détour sur ce qu’est Phobos est d’où il vient

Phobos est… une série de romans de science-fiction, publiés chez Robert Laffont (mes aïeux…) et écrit par Victor Dixen. Si je me montre si peu enthousiaste, c’est parce que j’ai cru naïvement pendant tout le livre qu’il était si mauvais peut-être par ce que c’était une traduction… comment vous dire que mon monde s’est un peu écroulé quand j’ai appris que non seulement j’avais perdu mon temps avec un mauvais bouquin, mais en plus de ça que je ne pouvais même pas gentiment taper sur la qualité de la traduction puisqu’elle est inexistante.

Bref, globalement, on est dans le futur (quand, on ne sait pas) où la Nasa a été racheté par un privé (on va dire que c’est possible pour pas froisser l’auteur, hein) qui décide d’envoyer douze gamins pour coloniser Mars. Car oui, en fait, vous comprenez, il va y avoir six filles d’un côté, six garçons de l’autre, et ils vont pouvoir avoir des séances de speed-dating de six minutes par semaine pour « trouver l’amour ».

Je vais pas vous mentir, j’ai tellement de sel à déverser pour cette critique que j’ai du mal à savoir par quoi commencer !

Je tiens quand même à signifier que, non, définitivement, avoir été lauréat du Prix Imaginales, avoir été nommé lors du Grand Prix de l’Imaginaire en 2016 ou avoir été publié chez Michel Laffont (qui est pourtant un gros monstre dans le milieu des ME) ne démontre aucunement la qualité d’une oeuvre. Dois-je rappeler que mon avis n’appartient qu’à moi ? De toute façon, on sait tous que mon avis prévaut sur celui des autres, je vois même pas pourquoi je devrais m’en soucier [insérer une petite image qui ferait comprendre que c’est en partie du sarcasme].

Un plot révélé trop tôt et une tension inexistante

Je pense que beaucoup de choses auraient pus être améliorées si jamais le « plot » n’avait pas été révélé, comme je le dis dans le titre de cette partie, au bout de deux ou trois chapitres. Et attention, pour le bien de la critique, je vais devoir révéler quelques éléments du bouquin : je ne ferais pas l’effort de prévenir de potentiels spoils ou non, alors si vous êtes assez fous (ou peut-être maso) pour vouloir lire cet échec de la littérature française, filez maintenant et revenez me voir plus tard. C’est bon ? On continue.

Le petit monde embarque dans son gros vaisseau spatial (enfin une fusée, parce qu’on est suffisamment loin dans le futur pour avoir des IA mais pas assez pour avoir évolué côté « on envoie des gens dans l’espace de manière futuriste », faut pas déconner ! Il y a un espèce de jeu de caméras au moment où l’héroïne, « Léonor », l’un des personnages féminins les moins intéressants du monde, bégaye sur un écran noir. De l’autre côté, dans la partie « invisible » de la caméra, se tient Gordon (dont j’ai oublié le nom), l’un des rares personnages crédibles de la série, qui panique à l’idée que Léonor « sache tout ». Et là, la grognasse de service qui sert aussi de psychiatre pour star et qui gère le projet Genesis, lui dit « mais non, ils ne peuvent pas savoir qu’ils vont MOURIR voyons ! On a effacé toutes les preuves ! »

Alors OK : Victor, car je peux t’appeler Victor ? Tu m’écris une histoire avec un concept ma foi séduisant (je l’ai mal résumé car je suis probablement trop énervée pour faire un effort de présentation), car si on oubli les failles de crédibilité de l’histoire (après tout, qu’est-ce que la crédibilité dans un roman de SF ? Soyons crédules, ça peut marcher), le coup des speeds-dating qui s’enchaînent pendant cinq mois, l’isolement de douze jeunes dans l’espace couplés à la vision de caméras omniprésentes avec un supplément de thriller, ça aurait pu être génial. Sauf que mon cher Victor, tu crames toute possibilité d’interrogation en nous révélant le plan des méchants. Le pire ? On a le plan des méchants d’un côté, et de l’autre on a nos amourettes et les « drames » des neuneus envoyés dans l’espace qui ont tous un « terrible secret ». J’y reviendrais sur la section concernant les personnages, là aussi il y a beaucoup à dire.

Alors oui, il y a peut-être un petit « mystère » sur « oh, quel est le vilain hypnotisé qui va tuer tout le monde quand ils seront sur mars ? »
Spoil alert : on s’en cogne. Mais genre, vraiment. Les personnages méritent de mourir… mais vous savez quoi ? Ça me permet de faire une belle transition !

Quand un homme tente d’écrire des femmes, ça donne ça

Vous allez peut-être me trouver cruelle : mais je me suis récemment mise au YA, et j’ai été charmé à plusieurs reprises par la plume de mes compagnes autrices, avec des personnages variés, différents, profonds, construits, qui ne se résumaient pas à deux mots-clefs avec un impact inexistant sur le peu d’intrigue que nous sert l’histoire. Mais plus on grandit, et plus on réalise certaines choses : déjà, le genre de la SF ne connait quasiment que de grands noms masculins. Isaac Asimov, Dan Simmons sont les créateurs qui ont bercés mon enfance. Les femmes, peut-être par intérêt ou juste par opportunités, semblent conquérir, au moins chez nos contemporaines, la bit-lit, la fantaisie, dans des sous-catégories que je ne me sens pas de réécrire tout de suite. Et si pour les deux premiers hommes cités, je n’ai rien à redire sur le traitement de leurs personnages féminins (possiblement car je ne m’en souviens pas et parce que ce n’est pas le sujet de l’article), mais pour Phobos, qui a, on le rappelle, une héroïne puérile et à l’écriture aussi changeante que la psychologie d’un maniaco-dépressif, je pense qu’on peut facilement dire que cet homme, là, en particulier, n’a aucune idée de ce qui se passe dans la tête d’une femme, d’une, et n’a jamais essayé de le faire, de deux.

Les personnages sont creux. Les personnages importants sont des femmes, sinon ils meurent. Les femmes sont : une singapourienne psychorigide, une allemande qui adore les romans d’amour et qui veut se marier avec le russe, une canadienne dévergondée qui cache un passif avec une famille de drogués, une anglaise hypocrite et notre Léonor nationale qui est une « planète rouge » ou un « léopard » (elle est rousse si vous aviez pas compris) sans oublier le… ah, ça ne me revient pas, tellement on nous le rabâche plusieurs fois sans que le dernier surnom n’ait une quelconque valeur.

Du côté des garçons, c’est franchement pas mieux : le japonais autiste (bordel…), le chinois paraplégique, le brésilien mafieux, le russe au sourire d’ange (control freak), le noir aux yeux verts (nigérien ? Je sais plus), l’américain tr0p d4rk dont la rousse est amoureuse pour 0 raison valable.

On a aussi la fille de la psychiatre, qui se drogue dans le dos de sa mère, pour nous faire comprendre que sa mère est une personne toxique qui enferme sa fille pour la « protéger » tout en la faisant culpabiliser d’avoir fait une malaise pendant leur repas d’anniversaire.

Sauf que tout ce que je viens de dire NE SERT A RIEN. Voilà. Des personnages stéréotypés qui se trémoussent devant « l’écran » avec des dialogues incohérents, trop longs pour la plupart, qui n’ont aucune saveur et aucune crédibilité, puisque tous les personnages (vieux, jeunes, « autistes », personnage aléatoire numéro 86) parlent exactement de la même manière. Et ça, c’est, très désagréable. Enfin ne vous inquiétez pas trop, Victor adore nous rappeler que le japonais est autiste, que Léonor est rousse, que l’anglaise met des pulls, etc. En gros, les dialogues ne servent à rien, mais on ne confond pas trop les personnages puisqu’on a deux mots clefs par personnage (environ) qui reviennent à tous les chapitres. Oh, est-ce que je vous ai parlé du pirate informatique qui sort des clefs USB magiques pour récupérer les données d’un ordinateur formaté ? Non ? Car ça n’a aucun sens, aucun intérêt, que ça ne mène à rien et d’ailleurs, le bouquin ne finit même pas vraiment, ne révèle rien.

Un style qui ne camoufle même pas la médiocrité de l’ensemble

Vous savez, des fois, certains auteurs nous transportent sans rien raconter, juste avec une manière de poser les mots sur la page. Ça rend l’amertume presque sucrée, le désintérêt pour une gourmandise et la banalité pour l’extraordinaire. Sauf que Victor n’a visiblement aucun talent, ou n’avait pas envie d’en avoir sur ce livre.

Scénaristiquement, j’ai mis une étoile car on ne peut pas mettre moins (et que je me refuse aux « demi », j’aime bien le système de GoodReads). Mais Phobos n’est qu’une suite de scènes qui de temps en temps ont un petit fil rouge, et ça ne va pas plus loin. Je ne parlerais pas de la fin qui pour moi est une honte, imprégnée d’une flemmardise HALLUCINANTE.

Et je crois que ça résume bien mon avis final sur ce roman : je suis hallucinée. Hallucinée qu’autant de FLEMME concentrée dans un même bouquin puisse être aussi connu et apprécié. Hallucinée par la manière de traiter les hommes, les femmes, l’anticipation, la politique. Tout ne respire que le superficiel et le mensonge : je m’attendais à un roman dynamique avec des speeds dating, une romance en bruit de fond mais surtout une intrigue presque policière et viscérale sur des jeunes qui apprennent qu’on les a manipulé pour les tuer et récolter des milliards sur leur dos. Je me retrouve avec un flip-flap lent, pénible, avec des tentatives de tire-larmes qui n’ont aucun effet tant les personnages ne provoquent AUCUNE empathie chez moi.

Ce livre m’a plu durant quelques dizaines de pages, puis j’ai compris que ça ne donnerait rien de viable, un peu comme les rats qu’ils ont envoyés sur Mars, comme le décrit le rapport Noe. J’étais curieuse de savoir comment, avec une promesse de tuer tout le monde à la fin, l’auteur pourrait en faire quatre tomes supplémentaires… j’aurais dû me préserver.

Alors voici mon conseil : préservez-vous. La curiosité, parfois, est un défaut qui nous fait perdre un temps précieux que l’on devrait utiliser pour lire les meilleurs bouquins du monde. Celui-ci n’en fait pas parti.

Sur ce à la prochaine, lisez des romans et prenez soin de vous,
Ambroise d’O.