Dissonance du Temps, de bonnes idées noyées sous des problèmes de formes

Dissonance du Temps est un recueil de nouvelles écrit par Défi Kombe Ndjondo, un recueil auto-édité dont une suite est prévue éditée.

Je ne peux pas dire avoir grandement apprécié ma lecture, mais le format très court de la plupart des nouvelles a fait que même si je serrais les dents, les passages qui ne me paraissaient pas très bons allaient vite.

Je suis un peu mitigée sur comment aborder cette chronique, je l’admets. Une partie de moi à simplement eu envie d’abandonner l’idée d’écrire ce billet, mais une autre était un peu bloquée sur quelques points positifs dans l’ensemble.

Du coup, je vais traiter ce qui aura été le dernier service-presse de l’année 2020 de manière assez scolaire, en commençant par le plus négatif pour en arriver au positif.

Un gros travail de forme à revoir

Un détail mais qui a de l’importance ; j’ai lu le recueil en aligner à gauche et pas en justifier. Ca peut paraître rien mais quand la lecture ne passionne pas ou, dans mon cas, quand on lis en absorbant les informations pour donner de la matière à sa chronique, le moindre inconfort de lecture paraît insurmontable. Je suis aussi tombée sur des étrangetés comme les points d’exclamations qui apparaissaient parfois par caisse de trois ou quatre, des « hihihihihi » prononcés visiblement par des adultes et surtout au milieu de meurtres ce qui ne collait pas du tout, mais alors pas du tout. J’ai aussi noté de gros problèmes de syntaxes, des phrases qui n’avaient pas grands sens, qui manquaient de sujets par exemple (ce qui relevait de l’erreur plus que de l’effort de style), bref ; tout cela mériterait clairement le passage d’un correcteur professionnel et qui fait que je ne peux pas vraiment voir ce recueil de nouvelles comme quelque chose de sérieux.

La thématique du temps pas toujours très claire

Si les deux premières nouvelles sont semblables à des réflexions philosophiques sur la notion du temps, j’avoue qu’en dehors des nouvelles concernant un jour sans fin, le reste des écrits m’ont laissé assez… eh bien, dans l’attente je dirais. Je ne reviendrais pas sur les problèmes d’écriture pure (car on pourrait me dire que cela peut constituer un style, soit) mais plusieurs fois je me suis demandée où on allait avec des démarrages comme « Je m’appelle Mary et ceci est le pire jour de ma vie ». Je ne voudrais pas être désagréable, mais la science-fiction et la notion du temps étaient des aspects très éloignés à la lecture. Il y avait quelques dissonances, certes, car on assistait justement à des moments intéressants où l’esprit et le corps n’étaient plus en accord, par exemple. Mais Dissonance du Temps ? J’avais l’impression que c’était plutôt les mots qui étaient en dissonance avec les phrases.

Une constance qui rend le tout moyen plutôt que mauvais

Si je ne peux pas reprocher quelque chose au texte, c’est bien une inconstance. Du début à la fin j’ai retrouvé les mêmes fautes, les mêmes phrases banales et très générales. Il y avait un côté simpliste qui ne perdait pas de temps en figures de styles ou en sacralisation inutile de mots compliqués. Ça a au moins rendu la lecture très rapide, ce qui est une bonne chose.

Des histoires dont on regrette l’exécution

Comme je le disais, le tout me laisse un goût mitigé. Je ne crie pas au scandale mais je n’ai pas spécialement envie de mentir sur le fait que l’ensemble n’est pas très bon ; cela dit il y avait pas mal de bonnes idées dans les histoires, même si le tout ne brillait pas par leur originalité. Pour prendre l’exemple des deux nouvelles inspirées par un jour sans fin, le découpage était intéressant car il ne faisait pas comprendre que la journée allait bouclée. Le problème c’est qu’au lieu de s’arrêter à cette impression de fantastique ou de flou que donnait la première nouvelle, l’auteur en rajoute une couche et vient expliquer le tout par le deuil d’un petit garçon de sa famille divorcée. Si l’idée en elle-même n’était pas mauvaise, elle était à mes yeux mal exécutée à cause d’un problème de sur-explications qui noyaient la nouvelle dans un flot de dialogues frôlant l’inintérêt.

Est-ce que j’en recommanderais la lecture ?

En l’état ? Non. Mais comme le plus gros soucis du recueil est un problème d’ordre grammatical, de syntaxe ou plus généralement d’écriture en soi, la marge de progression est tout simplement colossale.

Je suis persuadée que l’auteur saura perfectionner son recueil jusqu’à en proposer quelque chose d’intéressant.

Prenez soin de vous et lisez plein de bouquins !

Et bonne année 2021.

Akaracthe

2 réflexions au sujet de « Dissonance du Temps, de bonnes idées noyées sous des problèmes de formes »

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